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  • Beverly_France

Pourquoi l'immobilier de luxe séduit toujours?

Réputé valeur refuge de prédilection, l'immobilier était pourtant la grande incertitude lors des débuts de la crise sanitaire. Si le marché traditionnel résiste honorablement, celui du haut de gamme a massivement tiré profit de cette période indécise où le patrimoine est une question centrale.


Pour preuve, certaines ventes sont conclues en quelques heures selon des agences parisiennes et ce, en dépit de la raréfaction des clients étrangers qui subissent l'austérité des mesures sanitaires. Le marché hexagonal est porté par une clientèle française qui s'oriente vers l'achat d'une résidence principale ou secondaire, le confinement ayant bousculé les habitudes du quotidien et les envies de grand air et d'espace. Alors que le logement revêt un caractère plus intense, synonyme de cocon, que représente l'immobilier haut de gamme pour les acquéreurs ?





Vaincre l'incertitude


Les acheteurs sur le marché du luxe sont en quête de biens de qualité leur offrant un confort privilégié. Ils sont motivés par l'immuabilité de la pierre face à l'instabilité des marchés financiers. Selon le journal Le Monde, le CAC40 a perdu 15% de sa valeur depuis le 1er janvier 2020. Certains ménages aisés font face à des dividendes amoindris ou souffrent d'une baisse d'activité et voient dans l'immobilier la façon de préserver leurs revenus.


L'immobilier permet ainsi de conserver un train de vie confortable en sécurisant leur patrimoine. La question de la transmission aux enfants est d'autant plus prégnante dans le cadre de la crise sanitaire, les parents désirant mettre leur progéniture à l'abri de tout aléa futur.


Des prix élevés


Les prix se maintiennent en raison d'une pénurie de biens de luxe. Les clients misent sur des logements aux critères spécifiques et uniques comme une terrasse, une belle hauteur sous plafond ou une vue exceptionnelle. Les intérieurs refaits par un architecte tapent aussi dans l'oeil des acquéreurs.


«Acheter un appartement à Paris reste une valeur sûre dans un marché de pénurie, où l’offre de biens à vendre est sensiblement inférieure à la demande », analyse Nicolas Pettex-Muffat, le directeur général de Daniel Féau et de Belles demeures de France.

Le budget moyen est compris entre 15.000 et 20.000 euros par mètre carré pour un investissement qui gardera sa valeur dans le futur, que ce soit pour louer ou habiter. Pour certains secteurs, notamment les 6ème et 7ème arrondissements de Paris, les clients sont prêts à payer plus de 20.000 euros par mètre carré. Un appartement près du jardin du Luxembourg a même été vendu 49.000 euros/m².


« Le marché est dynamique, les clients sont là, pour les petites surfaces comme pour les très grands appartements de 500 m2 », note Nathalie Garcin, présidente du groupe Emile Garcin.

Des acquéreurs français au rendez-vous


La fermeture des palaces parisiens et de certaines frontières a entraîné la désertification massive des acheteurs étrangers sur le terrain tricolore ce qui n'a pourtant pas impacté les ventes comme le craignaient les agents immobiliers. Leur absence a été comblée par les nouvelles velléités des clients nationaux qui aspirent à changer d'environnement pour davantage de verdure et d'espace.


Toutefois, se dessine un marché à deux vitesses réparti entre les biens sans défaut qui se vendent rapidement et à prix d'or, à l'inverse de ceux disposant de moins d'atouts dont les prix sont rabotés. En parallèle, les maisons en banlieue parisienne, dans les Yvelines ou les Hauts-de-Seine, avec un jardin, connaissent un franc succès car elles bénéficient d'un cadre idéal au télétravail et au repos. Des villes à l'image de Bordeaux sont aussi alimentées par un nouveau flux d'acquéreurs désireux de changer de cadre de vie.