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Peut-on vendre seul un bien haut de gamme ?

Envie de changement, d'acquérir un logement plus petit, neuf ou dans une autre région, les propriétaires d'un bien haut de gamme sont tentés de le vendre seul. Ce choix peut être dicté par divers intérêts qu'il faut détailler car une vente à plus d'un million d'euros ne se décide pas à la légère.

Gilles Duboueix, associé fondateur chez Beverly France, revient sur les motivations des vendeurs et les confrontent avec son expérience de terrain. Il a exercé une vingtaine d'années dans l'univers de l'immobilier de luxe avant de se lancer dans l'aventure Beverly France en se mettant au service des agences traditionnelles dans le but de les former aux spécificités du haut de gamme. Récemment, le réseau a élargi son champ d'action en proposant ses conseils aux particuliers vendeurs.






Qui tente de vendre son bien en autonomie ?

Il n'y a pas de profil particulier. « C'est une clientèle qui a les moyens. Il peut s'agir de personnes d'un certain âge, à la retraite, qui veulent vendre leur maison de 300 m², pour acheter du neuf. Ce sont aussi des gens aguerris au business, ayant une vie active de cadre supérieur, de chef d'entreprise ». Ils ont déjà eu affaire à des agences spécialisées en haut de gamme et ont été déçus. « De là, est née l'idée de faire soi-même ».

La motivation financière

En haut de gamme, les montants annoncés pour une demeure ou une propriété sont importants et se répercutent de facto sur les honoraires.

« Un bien haut de gamme c'est 80 ou 100.000 euros d'honoraires, les propriétaires ont le sentiment d'être perdants et de laisser à une agence immobilière une somme d'argent non méritée ».

« Toutefois, ils ne s'imaginent pas toujours ce qu'il y a à faire, toutes les démarches pour vendre une maison au dessus d'un million d'euros aujourd'hui. C'est pourquoi, par le biais de notre ebook, nous fournissons tous les renseignements pour savoir comment vendre sa maison, ce qui n'est pas une démarche classique. »


Suffit-il d'être débrouillard avec un bon réseau ?

« C'est tout à fait jouable de vendre son bien soi-même. La première idée, c'est de vendre avec le réseau qu'on a, en interne, au club de tennis avec les copains, copines. » Mais attention, ce marché concerne peu d'acheteurs qui prospectent rarement seuls.

Aussi, parler d'argent dans le cercle amical ou familial n'est pas chose aisée. « On peut froisser, abîmer la relation, parce que la famille ou les amis estiment que la maison ne vaut pas ce montant. On est alors gênés et malhabiles dans les négociations. »

Un autre exemple donné par Gilles Duboueix se porte sur les négociations de prix liées aux frais de rénovation : « Quand on achète un bien on refait toute la décoration, on ne peut pas soumettre cette dépense à une baisse de prix. » A la différence des dépenses liées au gros œuvre qui peuvent entraîner un rabais.

Le bémol : le risque sécuritaire

Il y a quelques astuces et principes à prendre en considération notamment en matière de sécurité. Vendre seul signifie ouvrir la porte de chez soi à des inconnus, sans aucune vérification préalable, ni en termes de solvabilité ou de crédibilité. « Mettre une annonce pour un bien à deux millions d'euros sur le Bon Coin n'est pas sans conséquence ».


Le choix d'une vente avec ou sans le concours d'un professionnel mérite réflexion et dépend des opportunités qui s'offrent à vous. Quoiqu'il en soit, le livre Beverly France « Vendre votre Propriété ou votre Demeure », vous permet de bénéficier d'un appel gratuit vers un coach spécialisé qui saura établir un bilan de votre situation et dresser les possibles en adéquation avec vos attentes.

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