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  • Beverly_France

Le haut de gamme euphorique au 1er trimestre 2019

Le secteur de l’immobilier de luxe n’est pas passé inaperçu en ce début d’année 2019, que ce soit à Paris ou en Province. Il a été ponctué par des ventes record dans la capitale et les villes huppées de France. Ce trimestre se veut le digne hériter d’une année 2018 qui avait déjà été remarquable. Les agences évoluant sur le segment haut de gamme constatent une hausse d’environ 15% par rapport au chiffre de l’année précédente à la même période.


La France soigne son image à l’international puisqu’elle a pris la première place du podium des pays les plus attractifs pour les étrangers fortunés. Son histoire et son authenticité ont façonné sa réputation et la hissent en haut lieu du luxe puisant son essence dans le savoir-vivre français. Même les tensions sociales n’ont pas affaibli son dynamisme et son attrait.





Un climat social qui a fait naître plus de peur que de mal


Si les manifestations des gilets jaunes avaient soulevé un vent d’inquiétude sur l’immobilier haut de gamme, sur le terrain, les répercussions sont moindres. Les agences notent certaines annulations de visite ou de transactions qui sont finalement reportées.


L’inquiétude pesait fortement sur les acheteurs internationaux soumis à une presse anxiogène. Pourtant, ces fragilités sociales n’ont pas endigué la frénésie du marché parisien qui a dépassé la barre des cinq chiffres au m². Les prix se sont maintenus à des niveaux élevés pour les biens de standing et les transactions se sont accrues.


Face à l’incertitude des marchés financiers, l’immobilier une valeur refuge


La pierre conserve sa fonction sécurisante. Elle est séduisante car elle demeure sans risque avec des perspectives favorables. Selon Laurent Demeure, CEO de Coldwell Banker France & Monaco, la crainte d’un krach boursier a impacté positivement l’immobilier qui joue sur sa capacité à rassurer les investisseurs fortunés. Les marchés financiers ne leur apportent pas les garanties nécessaires et sont donc délaissés.


Un luxe qui se métamorphose


Le marché haut de gamme français est composé pour ¼ d’acheteurs étrangers comme les Américains, les Russes, les Belges ou les Allemands. Les ¾ restants reviennent aux Français.


Au sein de ces acquéreurs de biens de prestige, les comportements évoluent. Carine Ricordel, directrice du développement de Coldwell Banker rapporte sur BFMTV un « retour aux sources ». Ils osent le changement de vie et opèrent un retour vers la nature en quête d’authenticité et de discrétion. Par exemple, ils tentent l’acquisition d’un domaine viticole ou d’un chalet à la montagne. Les acheteurs recherchent la tranquillité, l’espace est privilégié face au tout confort dans une petite superficie.


Les riches investisseurs gardent toutefois un œil attentif sur la fiscalité mais restent positifs devant des perspectives florissantes. Seule l’augmentation de l’IFI risque de faire basculer la balance. Le Brexit joue toujours un rôle avantageux, que ce soit par les français expatriés qui reviennent à Paris ou les propriétaires anglais qui vendent, surtout à Bordeaux, pour acheter à Londres créant une dynamique à long terme.