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  • Beverly_France

Le chic de l’immobilier atypique

L’immobilier haut de gamme se définit par des biens de standing, garantissant des prestations ou des avantages que d’autres biens ne rempliraient pas. Une vue sur un monument emblématique, un bel espace dans un quartier huppé, un logement proche des écoles réputées ou la disponibilité d’un terrain de tennis ou un sauna constituent les traits indéniables de logements recherchés.


Toutefois, le haut de gamme ne se limite pas au beau ou à un environnement prisé, il véhicule également une histoire et qui plus est, un patrimoine singulier. La pierre n’est pas un investissement comme les autres, elle est l’écrin de la vie de famille et d’un symbolisme distinctif puissant. Les biens atypiques séduisent de plus en plus d’acquéreurs de nos jours, que ce soit pour leur prix attractif ou comme étant un vecteur de caractère. Comment l’immobilier et a fortiori atypique transcende le simple caractère financier ?





Au-delà de l’avantage financier, un lifestyle haut de gamme


A travers sa double vocation de constitution d’un patrimoine financier et d’investissement passion, l’immobilier véhicule une histoire. Le luxe c’est avant tout d’être privilégié non pas par l’amoncellement pléthorique de ressources matérielles mais par un don symbolique. L’immobilier est certes un investissement financier mais il a également la faculté de mettre en exergue nos intérêts et notre cheminement culturels. L’immobilier met en scène nos facultés artistiques et nos goûts esthétiques. Il témoigne de notre patrimoine financier mais aussi culturel. Assis sur une quête patrimoniale, les espaces originaux réaménagés incarnent ce souhait et allient un passé singulier avec une vision moderne.


Qui achète ce type de biens ?


Les Français dépensent en moyenne 560.000 euros dans l’achat d’un bien atypique, "soit deux fois et demi plus important que la moyenne nationale qui s'élève à 260.000 euros pour une maison et entre 190.000 et 230.000 euros pour un appartement", rapporte une étude en 2018 du réseau « Espaces atypiques » spécialisé sur les biens insolites.


Bien que les chiffres sur ce type d’acheteurs soient rares, les résultats de cette étude permettent d’appréhender la question. 25% des acheteurs fonctionnent au coup de cœur ; l’atypique accentue le volet passionnel de la pierre. Un autre quart exprime le souhait d’acquérir un espace plus grand grâce à des prix plus avantageux sur cette frange de l’immobilier. Les acquéreurs ont en moyenne 42 ans et une forte majorité (61%) a entre 30 et 50 ans. La moitié fait partie de la catégorie sociale des professions supérieures et des cadres.


Les demeures d’antan et les incontournables, symboles d’une constance historique


Des bâtiments classiques se révèlent insolites de par leur histoire. Ils véhiculent un esprit, un passé à travers une architecture et des ornements typiques d’une époque. Châteaux, maisons de maître, immeubles haussmanniens, mâts provençaux sont rares et recherchés. Ils permettent d’accéder à un rang patrimonial d’excellence par leur standing et leur histoire.


Les espaces revisités, quand la rareté et l’insolite font le charme de la pierre


De nos jours, des espaces insolites sont revisités, réaménagés et complètement réorganisés pour servir au quotidien. On entend être mis aux enchères ou avoir fait l’objet de rénovation des fermes, des usines pour un côté vintage, pour les plus improbables : un château d’eau, une école, une gare même une caserne de pompier.

Le chic artistique pour une vie bohème


Certains biens reflètent un lifestyle particulier, plus marginal et excentrique, comme les péniches ou les ateliers d’artiste. Il s’agit d’un marché de niche très spécifique.

Les biens atypiques reflètent une personnalité de facto, il n’est plus nécessaire d’y entrer pour cerner une ambiance, un esprit, une tendance. Ils portent en eux-mêmes le symbole charismatique de l’investissement.