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  • Beverly_France

La smart home, la maison haut de gamme de demain sera intelligente

Si le bien-être chez soi fait éminemment appel à des aspects esthétiques et de confort matériel, il engage de plus en plus un intérieur connecté et autonome. La «smart home» a fait son entrée chez les particuliers en se démocratisant massivement. Les consommateurs affectionnent ces nouvelles technologies simples d’utilisation après une première approche timides limitée par des objets qui furent inesthétiques et complexes. Ces derniers agissent désormais au plus près de la vie quotidienne sans lourdeur. Le marché devrait représenter plus de 137 milliards de dollars d’ici 2023, selon une étude du cabinet Markets and Markets.





Pourquoi les consommateurs sont-ils séduits par ces nouveaux systèmes ? Comment s’imposent-ils dans notre quotidien ?


L’univers de la domotique ouvre ses bras au grand public


Le confort se loge dans la promesse d’un quotidien simplifié en adéquation avec le rythme de vie de la famille. Des fours intelligents, un éclairage automatique, le contrôle des serrures et volets… Les apports technologiques du quotidien sont variés. Les Français se laissent tenter grâce à des « hubs » ou application mobile.


Les technologies les plus prisées ciblent l’optimisation de la consommation d’énergie ou de sécurité pour intervention rapide en cas de situations suspectes. Les atouts énergétiques ou de gains de temps intercèdent en faveur de cette nouvelle domotique qui a su séduire ses usagers par des prix attractifs. Le haut de gamme est esthétique mais il devient également pratique et efficace.


Une maison « consciente » des envies et besoins de ses occupants


Mais la smart home ne se contente pas du recours à une télécommande, une appli ou des stimuli vocaux. Au-delà d’un pur aspect connecté, elle a pour objectif de répondre d’elle-même à une situation donnée. Elle pourrait, par exemple, jauger seule de la musique à lancer en fonction du nombre des personnes présentes dans une pièce et de leurs goûts musicaux.


Selon Lionel Paillet, "connecté ne signifie pas intelligent". "L'objectif est que les appareils agissent d'eux-mêmes, sans avoir besoin que quelqu'un n'appuie sur un bouton”.

La traduction exacte de la smart home serait donnée par Chriss Rill de la start-up Canary qui évoque une « maison consciente » où l’intelligence artificielle devient centrale.


Des systèmes qui communiquent


L’objectif de la smart home réside dans une réelle harmonisation de tous les systèmes de la maison qui interagissent et se répondent. Les données circulent et la maison fait figure de grand chef d’orchestre. Les sociétés travaillent sur une interopérabilité des systèmes.

Toutefois, bien que la description de tels modèles laissent rêveurs et nous plongent dans un roman futuriste, les utilisateurs ont des exigences bien spécifiques et tenaces notamment en matière de sécurité des données qu’ils jugent pour l’heure opaque. De nombreux objets connectés de la vie courante ne dispose pas d’un système de sécurité fiable ce qui les soumet dangereusement aux risques de piratage.


La concurrence entre entreprises semble ainsi se porter sur des considérations sécuritaires. Cet aspect n’est pas à minorer étant donné le nombre d’objets connectés en circulation : 8 milliards à l’heure actuelle et plusieurs milliards encore sont attendus d’ici 2020.