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  • Beverly_France

L’immobilier haut de gamme tricolore ne connait pas de vacances

La période estivale n’a pas été de tout repos pour l’immobilier haut de gamme français qui confirme la flambée impressionnante de ses prix et de ses volumes de transactions. C’est assez inhabituel dans la mesure où ce secteur connait un léger frein en juillet/août d’accoutumée. Le seul bémol de cette période euphorique réside dans le peu de stocks de biens disponibles qui n’absorbent pas suffisamment la demande boostée par les acheteurs internationaux et les Français expatriés.





Paris compétitive par rapport aux autres capitales mondiales


Si les prix flambent dans les arrondissements parisiens, le haut de gamme tricolore reste compétitif en comparaison d’autres villes du monde. Le mètre carré de la capitale hexagonale se négocie en moyenne à 15.100 euros (+3,9% au premier semestre 2019) selon le cabinet Savills. Il est plus cher à Londres, aux alentours de 17.700 euros. Ceci sans parler de New-York ou Hong-Kong où les prix atteignent respectivement 24.200 euros/m² et 45.400 euros/m² sur la même période. Appuyée par une image internationale de renom, la France séduit les acheteurs passionnés et stratégiques.


Le Brexit relancé, le retour des expatriés ravivé


Si le Brexit avait déjà créé des mouvements de retour de la part de nombreux expatriés londoniens français ou européens préférant s’installer à Paris, son durcissement et l’implacable personnalité de Boris Johnson ont déclenché une franche envolée des achats, essentiellement de grands appartements bourgeois d’au moins 150 m² entre 1,5 et 2,5 millions d’euros.


Tous les genres sont concernés, qu’il s’agisse de biens haut de gamme « courants »ou de résidences ultra luxe, le prestige se décline sous toutes ses formes. Quant au profil des acquéreurs, ils appartiennent au monde de la finance, à l’instar des banquiers ou des gestionnaires de fortune, ou sont des cadres de grandes entreprises. Certains vendent même leur résidence londonienne pour investir en France.


Le boom de la rive droite parisienne et de la banlieue ouest


Au sein de la capitale, les 6e, 7e et 8e arrondissements voient leurs prix grimper en flèche soutenus par la clientèle internationale. Les expatriés sont friands des 16e, 9e, 17e et 15e arrondissements notamment. Ainsi, entretenu par un déséquilibre croissant entre l’offre et la demande, le report des achats haut de gamme s’attarde sur la rive droite de Paris et la banlieue ouest.


Des villes comme Boulogne-Billancourt, Neuilly-sur-Seine ou Versailles offrent des prix plus abordables tout en se vantant d’une qualité de vie hors pair, entre autres, la réputation de leurs écoles ou leur aura historique. Les prix enflent également dans ce secteur aux nombreux atouts.


La France rayonne et la période estivale n’a pas été en reste. On a longuement évoqué Paris mais de nombreux spots couvrant tout le territoire attirent également l’attention des riches investisseurs. Activé par une tendance florissante, l’immobilier haut de gamme ne se limite pas aux frontières de l’Île-de-France et le marché de la résidence secondaire prospère en Bretagne, dans le bassin d’Arcachon, à Biarritz et en Provence.