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  • Beverly_France

L'immobilier haut de gamme tient bon face à la crise sanitaire

Alors que le contexte de crise sanitaire fait craindre des turbulences pour le marché immobilier, le segment haut de gamme et les biens de qualité semblent bien résister voire tirer leur épingle du jeu notamment à Paris et ses alentours. Même pendant le confinement, les clients étaient au rendez-vous en posant des questions, ou demandant des plans ou des vidéos afin de faire mûrir leurs projets. La niche huppée n'a pas subi un réel arrêt mais plutôt une hibernation laissant le temps aux investisseurs de développer et trancher. Selon les premiers chiffres des dernières semaines, ce marché a bien repris dès le 11 mai même si des ajustements sont à prévoir.





Une sortie de confinement plutôt en forme


Les clients fortunés continuent de s'orienter vers l'immobilier en cette période incertaine. La valeur de l'habitat et d'un intérieur sécurisant et chaleureux a imprégné les esprits motivant les investisseurs les plus en retrait.


Ainsi, comme expliqué dans l'article « La pierre vit un tournant vert et une mutation spatiale », la conséquence majeure de la crise impacte essentiellement les types de logements recherchés, plus verts, plus spacieux. Les acquéreurs souhaitent a minima un balcon, une loggia ou une terrasse. Le cadre de vie et le bien-être familial sont privilégiés d'autant que le télétravail permet de s'éloigner de Paris.



Vers une nouvelle vie ?


Les acquéreurs mettent à plat tous les possibles s'offrant à eux en faisant table rase de ce qui pouvait paraître prioritaire avant la crise sanitaire. Le télétravail rabattant de nouvelles cartes, ils misent sur un train de vie réinventé et s'enquièrent de biens disposant d'une pièce pouvant servir de bureau. Un couple avec enfants décide de conserver leur petit appartement parisien bénéficiant d'une belle vue et opte pour une résidence secondaire à une heure de Paris, une maison de charme. Certains préfèrent vendre leur appartement, quitte à s'éloigner, pour profiter d'un cadre verdoyant mais bien desservi par les transports.


C'est alors que des départements comme les Yvelines ou les Hauts-de-Seine connaissent un succès grandissant. Ils symbolisent la promesse de verdure tout en conservant la proximité de la capitale et de sa vie animée.


Des vendeurs optimistes


En moyenne, 76% des vendeurs ont confiance dans le bon déroulement de leur projet. Il s'agissait de la grande inconnue lors du confinement, mais une enquête de l'Observatoire du moral immobilier vient rassurer sur la santé du marché. Les porteurs de projets immobiliers démontrent un certain optimisme. Toutefois, en matière de haut de gamme, ils font face à une clientèle plus exigeante. La latitude de négociation des acheteurs risque d'être augmentée, exception faite concernant les biens sans défaut ou offrant des caractéristiques les extirpant du banal. Si certains travaux étaient snobés avant la crise, il est peut-être opportun de les effectuer afin de bénéficier d'une marge plus importante.


La province, symbole de vert


Emblème d'un nouveau souffle, les régions françaises séduisent et le marché des résidences secondaires résiste. La côte Atlantique de Deauville, à la côte basque en passant par le bassin d'Arcachon et l'Île de Ré ou La Rochelle est très prisée. La Bretagne mise sur ses corps de ferme ou ses moulins. La Provence, quant à elle, attire les Français qui désirent un changement de vie radical.

La belle pierre fait encore figure de valeur refuge auprès d'une population qui a pu minimiser l'impact de la crise grâce au télétravail. L'évolution des prix reste stable pour le moment en dépit de quelques adaptations.