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  • Beverly_France

L'immobilier haut de gamme résiste dans le monde et surtout en France

L'épidémie de Covid-19 a bouleversé les habitudes individuelles et les marchés mondiaux. Recours accru au télétravail, inquiétudes diverses ou besoin de verdure ont modifié le marché de l'immobilier haut de gamme comme traditionnel. Ces perturbations ont été ressenties au niveau mondial dans toutes les grandes métropoles.





Le Conseil international en immobilier Savills a rapporté que les prix de l'immobilier résidentiel de luxe ont eu une baisse limitée s'établissant à 0,5% d'après leur index « World cities prime residential » au premier semestre 2020. La France semble faire partie des pays qui s'en sortent le mieux et qui ont le moins subi les conséquences du contexte sanitaire.


Une tendance mondiale relativement peu déstabilisée


« Les incertitudes mondiales pesaient déjà sur les marchés résidentiels de luxe en 2019, avec quelques reflux modestes de 0,3% enregistrés au deuxième semestre 2019. Une fois ces valeurs agrégées, l'évolution annuelle moyenne des prix s'est avérée négative pour la première fois depuis 2009, à -0,8% pour le premier semestre 2020.», précise Sophie Chick, directrice Savills World Research. Finalement, en moyenne, l'immobilier haut de gamme mondial a seulement vu les tendances de 2019 s'exacerber.


Au niveau européen


Paris figure à la troisième place du podium des capitales qui ont bénéficié des plus importantes hausses de prix sur le premier semestre (+1,2%). En première position, on trouve Berlin (+3,1%) suivie d'Amsterdam (+3%). Ces observations sont le résultat de deux effets s'agrégeant : une forte demande et une pénurie de l'offre.


"La crise du Covid-19 a été un accélérateur de décision et les incertitudes qui pèsent sur les prochains mois renforcent la valeur refuge de la pierre" commente Hugues de la Morandière, co-fondateur des agences Varenne et partenaire exclusif de Savills.

Le marché français marqué par le dynamisme des acquéreurs nationaux


Malgré l'absence d'acquéreurs étrangers, l'immobilier haut de gamme tricolore résiste grâce à la vitalité de la clientèle nationale qui est guidée par trois motivations principales. Suite au confinement, les Français sont mus par la volonté d'améliorer leur qualité de vie en « surclassant » leur résidence principale, comme l'explique Alexander Kraft, PDG de Sotheby’s International Realty France. Ils se sont tournés vers des biens soit possédant un espace extérieur, soit disposant de pièces plus spacieuses ou plus nombreuses, soit bénéficiant d'un meilleur emplacement notamment vers des localités plus calmes.


Tendance non spécifique à la période actuelle qui s'observait déjà avant la crise sanitaire, les Français retrouvent le goût pour les résidences secondaires qui offrent un cadre serein et qui permettent de rompre avec une routine plus turbulente.


Enfin, l'une des conséquences du télétravail est de pouvoir s'excentrer et ainsi changer de qualité de vie. Ce sont d'ailleurs toutes les régions françaises qui séduisent les acheteurs, campagne, stations de montagne ou balnéaires. Ces investissements corroborent l'idée que la pierre est d'autant plus une valeur sure en temps de crise.


En matière de prix, l'évolution n'est pas significative. Sur certains biens avec défauts, de légères négociations sont menées, de l'ordre de 5 à 10%, idem avec quelques vendeurs pressés mais rien de global et de soutenu.