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  • Beverly_France

L'immobilier haut de gamme post-confinement en quelques chiffres

Si certains craignaient une année 2020 ardue pour l'immobilier de luxe, après deux millésimes exceptionnelles en 2018 et 2019, le secteur semble se cramponner et même plutôt bien résister face à la crise sanitaire. Dans un précédent article, nous traitions de l'avenir de la niche haut de gamme qui souligne fièrement ses capacités d'adaptation et s'érige comme valeur de confiance pour les prochains mois. Une récente étude menée par Belles Demeures en juin dernier et publiée fin juillet vient conforter ces premières impressions. Quels chiffres ressortent de cette période si particulière ? Quels sentiments priment parmi les acquéreurs fortunés ?





L'immobilier tricolore subjugue toujours à l'international


L'aura française est loin d'avoir faibli puisque la France est le pays préféré des acheteurs de biens de prestige. Les prestations ou même l'art de vivre à la française séduisent mais ce qui retient encore davantage l'attention des acquéreurs est la possibilité de s'offrir une adresse de renom signe de réussite. Selon l'étude Belles Demeures, la France se hisse en première position des pays les plus attractifs en matière d'immobilier haut de gamme avec 34% des suffrages, talonnée par la Suisse et le Portugal. Les acheteurs étrangers sont moins nombreux qu'auparavant, mais ils semblent faire leur retour progressivement. Ils sont attirés par la pierre hexagonale symbole de valeur refuge par excellence dans un contexte perturbé où d'autres investissements comme les vignobles, l'art contemporain ou la Bourse offrent moins de garanties, d'autant que les prix en province figurent parmi les moins chers des pays limitrophes.



Les acquéreurs misent sur des baisses de prix, or...


En dépit de toute attente, les prix ne baissent pas. La crise a affecté avant tout les primo-accédants et les jeunes ménages, beaucoup moins celles et ceux investissant dans le haut de gamme qui ont, en parallèle, pris davantage conscience du caractère sécurisant de la pierre.Toutefois, 75% des porteurs de projet sur le marché de l'immobilier de prestige anticipent une dégradation de la situation économique française. Ils sont 63% à miser sur une baisse des prix. Et pourtant, la réalité sur le terrain est bien différente puisque les tarifs augmentent.


Des prix élevés en Île-de-France


Malgré les turbulences récentes, le nombre réduit d'acquéreurs étrangers et une proportion non négligeable de Parisiens fortunés qui ne sont pas rentrés, le marché reste dynamique. Certains départements atteignent des sommets. Par exemple, le département des Yvelines, dans l'Ouest parisien, enregistre la plus forte hausse avec une progression annuelle de 14% portant le prix au m² à 6 310 euros. Le gain est de 3% pour Paris et les Hauts-de-Seine, atteignant respectivement 15 400 euros et 10 500 euros au m². Les logements premium de Neuilly-sur-Seine (+3,5%) et Boulogne-Billancourt (+3,6%) se démarquent aussi par une forte appétence des acheteurs.


Green or not green ?


Même si l'envie de verdure et d'espace avait retenti comme un cri de désespoir à la sortie du confinement, les acheteurs aisés semblent retrouver des critères similaires à la période précédant la crise. Par exemple, la consultation des appartements de luxe était tombée à 10% pendant le confinement, elle est remontée à plus de 50% en juin. De même, les requêtes pour des maisons en Bretagne ou dans le Centre-Val de Loire avaient explosé en avril mais sont finalement revenues à la normale après le 11 mai.

Fort de ses avantages et de son prestige, le marché haut de gamme fait bonne figure. Il est également moins touché par le durcissement des conditions d'octroi de prêt. Sa bonne santé se perçoit d'ailleurs dans la globalité des régions françaises.