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  • Beverly_France

L’immobilier de luxe tricolore poursuit sa trajectoire florissante en 2020

En proie à une frénésie ravivée par un contexte de confiance et de taux d’intérêt historiquement bas, l’immobilier de luxe a connu une année 2019 « surperformante » par rapport à la branche plus traditionnelle. La pierre rassure et conforte les investisseurs dans sa fonction de valeur refuge. Entre records de délais de vente et de volumes, la niche haut de gamme enregistre une croissance vertigineuse qui devrait encore s’épanouir en 2020.





Une conjoncture propice à l’effervescence


Les professionnels du secteur se félicitent d’une hausse de plus de 17% en termes de volumes de ventes sur 2019 qui s’explique par l’orientation nouvelle de l’économie française et les facilités de crédit notamment pour une clientèle fortunée qui recherche toujours activement des biens d’une grande finition et proposant des services de qualité.


Ces leviers positifs sont également sous-tendus par des facteurs accélérateurs anxiogènes comme les débats sur la réforme des retraites. Les ménages sont en quête de placements rimant avec sécurité, le leitmotiv fort de l’immobilier.

En parallèle de ce bouillonnement, les négociations se font avec de moins en moins de marge de manœuvre. Si en 2016, le taux de négociation des prix était de 22%, il chute à 8% aujourd’hui.


Paris is so chic


Le patrimoine est sur toutes les lèvres. La France fascine par ses trésors et son histoire ce qui n’est pas sans effet sur les investissements étrangers et nationaux. Mais si nous devions ne retenir qu’une ville, c’est bien la capitale et ses environs qui attirent des esthètes conscients de l’aura parisienne et de ses quartiers historiques. Par exemple, les spécialistes notent la présence nouvelle des Américains qui perçoivent les possibilités du marché parisien alors que le leur s’essouffle. Les grandes fortunes étrangères se présentent avec un porte-monnaie entre 2 et 5 millions d’euros pour un investissement résidentiel et entre 40 et 100 millions pour acquérir des « Trophy properties » comme des hôtels particuliers.


Report sur d’autres villes du luxe


Paris sort son épingle du jeu et s’impose face aux autres capitales du monde. D’autant que malgré les craintes, le segment n’a pas souffert du mouvement des gilets jaunes. Les appartements familiaux se vendent comme des petits pains alors que les prix poursuivent leur courbe hyperbolique. Plus de la moitié se vendent à plus d’1.500.000 euros.


Ainsi, Paris est en bonne position pour dépasser sa concurrente de longue date : Londres. En effet, le marché britannique souffre toujours du Brexit mais aussi des taxes sur la revente des biens.


Toutefois, les prix dans Paris devraient poursuivre leur évolution haussière et donc reporter certains investisseurs vers d’autres villes en petite et grande couronnes, Versailles ou Boulogne-Billancourt sont bien positionnées également, voire vers d’autres capitales régionales possédant un meilleur potentiel de rentabilité et de progression.


Dans le monde entier, acquérir un bien hexagonal et surtout parisien fait rêver et ce rêve est entretenu par des conditions et un contexte avantageux engendrant des perspectives prolifiques pour l’année en cours ayant déjà démarré sur les chapeaux de roue. L’appétence pour la pierre est forte chez les jeunes cadres en ascension de carrière ou du côté des investisseurs proches de la retraite misant sur un actif sécurisant. 2020 promet une belle dynamique sur le segment luxe.