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  • Beverly_France

L’immobilier de luxe parisien tire son épingle du jeu face à un ralentissement mondial

L’immobilier de luxe se porte à merveille dans le monde avec des belles croissances. Malgré tout, d’après Savills, groupe de conseil international en immobilier, le segment haut de gamme connait un ralentissement en 2018. Les prix augmentent, la croissance se poursuit mais elle est plus légère.


Observe-t-on dès lors les prémices d’un essoufflement ou est-ce plutôt le signe d’une stabilisation générale ?





Une croissance soutenue mais moins impressionnante


En 2018, le secteur de l’immobilier de luxe a enregistré une croissance de 2,3% contre 3,4% en 2017 sur le plan mondial avec un ralentissement plus marqué au second semestre qui atteint seulement 0,3% de hausse. Contrairement à la tendance, et même au sein des villes qui ont poursuivi une hausse, seule Paris a vu ses prix croître de juillet à décembre.


L’étude tempère toutefois en soulignant que les prix « se situent à un plateau élevé ».

Loin devant en tête, on retrouve Hong-Kong avec 44.500 euros le m². Suivent Tokyo, New-York, Londres et Shangai où le mètre carré se négocie respectivement 28.600 euros, 24.900 euros, 17.700 euros et 16.600 euros.


« Sans aucun doute, les plus grosses fortunes à l’échelon international continueront de vouloir ajouter une ou plusieurs propriétés résidentielles mondiales prime à leur portefeuille d’investissements, que ce soit comme placement ou pour y établir une base de travail ou de villégiature. », rapporte Sophie Chick, directrice de Savills World Research.


Paris et certaines zones huppées se distinguent


Quant à la capitale hexagonale, le prix moyen au mètre carré est évalué à 14.500 euros, soit une progression de 4,5%. Cet élan de croissance se détache de l’atmosphère de stabilisation mondiale et hisse Paris à la 9ème position. C’est l’une des rares villes avec Madrid à avoir été préservée de ce creux.


La Côte d’Azur et Courchevel figurent également parmi les espaces prisés des fortunes mondiales qui continuent à avoir la cote.


Des perturbations internationales expliquent ce ralentissement


Des événements aux répercussions multiples ont quelque peu affaibli la croissance des marchés immobiliers notamment à Moscou ou Dubaï en raison de la baisse du prix du pétrole. Londres, quant à elle, reste chahutée par les conséquences du Brexit.


Une stabilisation forte en maturité


Paris tire ainsi son épingle du jeu accompagnée de quelques autres grandes villes privilégiées dans le monde. Pour le reste, les prix tendent à se stabiliser suivant une tendance plus régulière.


Sophie Chick estime que les villes européennes bénéficieront, à court terme, de taux de croissance des prix les plus élevés.


Ainsi, en règle générale, « les valeurs du résidentiel de luxe s'installent dans une tendance de croissance des prix plus lente et plus régulière, et nous ne prévoyons pas un retour à une croissance annuelle à deux chiffres comme celle que nous avions connu avant la crise financière mondiale », ajoute-t-elle.

Les valeurs seront maintenues par « l’attrait de la sécurité des baux et des titres de propriété, dans les villes accueillant les plus hauts revenus au monde. »