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Immobilier haut de gamme : quelles perspectives pour les beaux jours ?

D'ordinaire, le printemps donne des ailes au secteur de l'immobilier et cette année ne semble pas enrayer la tendance sur le segment des biens de luxe. Bien que les porteurs de projet restent sur leur garde, ils affichent une certaine confiance dans l'avenir et abordent sereinement les beaux jours.


En revanche, les envies sont toujours empreintes du spectre du confinement alors le besoin d'extérieur et d'espace prennent les devants. Malgré tout, l'immobilier de luxe sait conserver ses constantes dans la mesure où les lieux prisés restent similaires et les atouts du bien comme les services de standing ou la proximité avec des écoles réputées et des parcs figurent toujours parmi les critères premiers.


Entre les incertitudes accompagnant le troisième confinement et le rôle renforcé de valeur refuge que prend la pierre en période de crise, comment la clientèle aisée envisage l'avenir de l'immobilier haut de gamme?



Le luxe résiste mais reste prudent

Les porteurs de projet restent sereins mais une once de prudence point à l'horizon des beaux jours. Toutefois, cette anxiété naissante n'altère pas pour autant l'ensemble du marché. Demeure la désertion de la clientèle étrangère qui pourrait faire craindre un déséquilibre. Or, pour l'heure, la demande se maintient grâce aux clients nationaux à un niveau toujours supérieur à l'offre.

Olivier marin, rédacteur en chef de Le Figaro Immobilier, Propriétés Le Figaro, dans une interview pour BFMTV rappelle que l'optimisme est de rigueur au printemps.

La capitale maintient le cap

Le segment du luxe constitue un micro marché à Paris où les ventes à plus de 2 millions d'euros représentent 3% du marché immobilier parisien pour un total de 3 milliards d'euros. On note un léger ralentissement. Entre janvier et novembre, 940 biens de plus de 2 millions d'euros ont été vendus pour un coût moyen de 15.000 euros par m² essentiellement sur deux arrondissements : le 7e et le 16e. Les grands appartements proches d'un parc sont prisés pour leur calme et leur tranquillité.

Concernant l'hyperluxe, le secteur se porte à merveille. Tous les trois jours, un bien à plus de trois millions d'euros est vendu dans la capitale.


Les acheteurs étrangers sont encore absents mais compensés légèrement par une clientèle moyen-orientale et des Français de Londres qui fuient le Brexit. Mais surtout, trois ventes sur quatre sont effectuées par des nationaux, essentiellement des chefs d'entreprise.


Une aubaine pour les villes à moins de deux heures de Paris

Les petite et grande couronnes parisiennes bénéficient de l'élan pour des logements plus spacieux avec un extérieur, ainsi que les villes dans un rayon à moins de deux heures de la capitale. Une vente record a été effectuée dans le quartier Saint-James à Neuilly-sur-Seine pour un montant de 20 millions d'euros.

Au-delà de Paris, des villes, déjà des hotspots de standing, ont renforcé leur capacité d'attraction comme Deauville et ses environs qui sont réputées pour être le poumon vert de la capitale et sont appréciées pour leur côté fleuri. De nombreuses familles s'y installent en résidence principale avec un budget entre 500.000 et 3 millions d'euros et un budget moyen d'un million d'euros.

La logique primant actuellement consiste à sécuriser le capital. La pierre confère cette fiabilité auprès des ménages aisés qui demeurent attentifs aux moindres fluctuations du marché.

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