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Immobilier haut de gamme parisien : et si 2019 était encore plus florissante que 2018 ?

Grâce à une conjoncture au beau fixe avec des taux d’intérêt toujours faibles, la suppression de l’ISF et une atmosphère pré-Brexit, l’immobilier de prestige parisien se porte comme un charme. De récents indicateurs et études laissent à penser que cette frange de l’immobilier parisien a un potentiel de croissance florissant.


Ces enquêtes ont été menées en amont des événements houleux ayant marqué l’actualité de la capitale ces dernières semaines. Cependant, même si les répercussions de telles manifestations n’impactent pas en faveur de l’immobilier de luxe, elles n’ont eu jusqu’à présent pas d’effets notoires et les « gilets jaunes » ne semblent ainsi pas avoir d’incidence sur les transactions à l’heure actuelle. Après tout, « Paris sera toujours Paris », s'exclame Laurent Demeure, président de Coldwell Banker France et Monaco.

Sa cote de popularité auprès de l’étranger demeure intangible et avant tout, ce type d’investissement reste un placement sécurisant.





Des prix qui grimpent


Au cours des dernières années, les professionnels de l’immobilier remarquent que les prix du marché parisien haut de gamme n’ont cessé de grimper, essentiellement sur les quatre dernières années. Et ce, même si, en termes de volume, une légère baisse pourrait être attendue au premier trimestre 2019.

En comparaison avec la fin de l’année 2017, les chiffres sont en nette progression. Certains réseaux notent une progression des prix de l’immobilier résidentiel de luxe de 3,5% entre juin 2017 et juin 2018. Le prix d’un bien parisien se négocie en moyenne à 9.670 euros le m², il s’évalue entre 12.000 et 20.000 euros le m² pour un bien de standing et dépasse les 20.000 euros le m² pour un bien d’exception.

Une concurrence forte s’opère entre acheteurs français, étrangers et expatriés de retour en France. Ainsi, depuis fin 2017, les volumes de transactions de l’immobilier haut de gamme ont dépassé le pic de 2011.


Paris, une envolée mondiale


La capitale française se place désormais devant San Francisco d’après une nouvelle étude de Savills en termes de prix au mètre carré. Elle se situe à la septième place du classement des villes les plus importantes du monde. Selon l’index Prime Global Cities de Knight Frank, elle aurait la prévision de croissance la plus forte attendue en 2019, à 6%, à égalité avec Madrid et Berlin.

Le marché est porté par une demande nationale forte avec un retour marqué des acquéreurs étrangers.

« Malgré un fort rayonnement international, le marché résidentiel parisien reste essentiellement domestique », explique Savills.


Question emplacement, c’est le 3ème arrondissement qui remporte la palme avec des prix ayant augmenté de 16,6% par rapport au niveau de 2011.


La stabilité fiscale au premier plan


Si les manifestations ne pénalisent pas l’immobilier haut de gamme parisien, des constantes fiscales sont attendues. Les investisseurs et les ex-expatriés sont sensibles à « des éléments symboliques », comme le souligne Charles-Marie Jottras, en évoquant le « rétablissement de l’ISF dans sa version précédente ou une réforme de la flat tax ».

Le président de Féau constate par exemple avec stupéfaction qu’il n’enregistre plus de mandats provenant de Français souhaitant céder leur résidence principale en vue d’une expatriation depuis 18 mois.


Le marché haut de gamme parisien enregistre les meilleurs résultats depuis 7 ans. Les professionnels anticipent des mois prolifiques si la fiscalité entretient la confiance des investisseurs notamment étrangers.