Immobilier haut de gamme : notre appétence pour la belle pierre, fruit de notre résilience

Malgré une actualité plutôt morose et un avenir incertain, l'immobilier haut de gamme garde son cap et maintient à flot un marché où les acquéreurs sont décidés bien qu'exigeants.


Alors que nous sortons à peine de la crise sanitaire, la légère remontée des taux des crédits immobiliers et la guerre en Ukraine auraient pu sonner le glas du marché immobilier de luxe. Or, il n'en est rien et les ventes continuent de fleurir dans un contexte relativement avantageux puisant ainsi sans retenue dans le rôle de valeur refuge de la pierre. L'année 2021 avait déjà été un cru assez exceptionnel et 2022 semble poursuivre sur une voie fructueuse. Les ménages fortunés ne sont pas frontalement touchés par la tendance haussière des taux qui restent attractifs, l'immobilier figurant plus que jamais parmi les placements sûrs et rentables.

L'immobilier haut de gamme, miroir des récents penchants pour l'espace et le vert

Le segment haut de gamme a su se démarquer par rapport à l'immobilier traditionnel car il est aux premières loges du phénomène qui a gagné la France et la plupart des pays du monde : cette soif insatiable de verdure et d'espace. Les consultants Beverly France en Île-de-France sont formels et unanimes, les acquéreurs sont à la recherche d'une maison avec jardin ou d'un appartement spacieux possédant une belle terrasse. En matière d'appartement, les biens familiaux de 150 m² sont très en vogue.



Si l'engouement pour ces deux critères n'est pas né pendant les confinements, il s'inscrit désormais dans une tendance générale et un désir croissant. Une récente étude du groupe Mercure montre que les extérieurs citadins ont la cote avec une hausse de +38% de demandes de la part des acquéreurs.

Assaut des résidences secondaires

Ces derniers mois, a émergé un nouvel usage faisant écho à notre besoin de nature : l'apparition des résidences semi-principales. Elle se situent entre la résidence principale et la résidence secondaire, on y passe des week-ends et quelques jours de la semaine pour télétravailler. Entre détente et travail dans un cadre serein, elle sont le symbole d'une vie apaisée au calme.


La Cote atlantique a connu un déferlement d'acheteurs, récemment la cote basque a fait parler d'elle pour ses prix qui se sont envolés de 20% en un an. Même la côte d'Azur et les stations de montagne de standing, territoires privilégiés par la clientèle russe, ne souffrent pas des tensions internationales, dans la mesure où cette clientèle avait déjà déserté les lieux progressivement depuis cinq ans.


Le marché des châteaux est florissant alors qu'il était en peine avant le covid. La quête de biens atypiques comme un corps de ferme ou un domaine équestre redonne un second souffle à des marchés qui étaient perçus avant tout comme un gouffre financier. La passion, couplée avec le besoin d'espace et de vert, joue davantage dans les choix des acheteurs.




Regain d'intérêt pour les métropoles

Pendant plusieurs mois après la crise sanitaire, on n'entendait plus parler que d'exode urbain. Il s'est avéré que la tendance avait été amplifiée mais que l'attrait des zones plus rurales était bien présent. Pourtant, ces dernières semaines ont été le témoin d'un retour des métropoles qui restent privilégiées pour leur dynamisme et parce qu'elles sont un vivier culturel.


Les délais de vente, quant à eux, sont toujours aussi courts pour les biens haut de gamme même si les acquéreurs font de plus en plus attention à la qualité. Ils se montrent sélectifs en matière de localisation, de prestations proposées ou de finitions.

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