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  • Beverly_France

Des vacances haut de gamme aux saveurs nouvelles

Les vacances demeurent l’occasion de se réserver des instants privilégiés. Les touristes osent des prestations de qualité supérieure. Mus par l’envie de s’évader, ils sont en quête de sensations inédites. Face au besoin d’un environnement exceptionnel et la recherche de prestations premium, les centres touristiques s’adaptent et usent de mille charmes pour séduire une clientèle exigeante. Toutefois, le luxe n’est plus ce qu’il était. Son univers est redéfini par des préoccupations nouvelles notamment portées par une catégorie émergente, les Millenials. Son essence forgée dans l’accumulation de richesse superflue devient bancale.





L’ouvrage « The Sum of Small Things, A theory of Aspirationnal Class » d’Elisabeth Currid-Halkett met à mal les idées reçues. Les préoccupations ont migré vers des aspects plus humains et les manifestations du luxe sont moins évidentes. Le luxe apparait comme plus élitiste, plus culturel qu’il n’a été matériel. Plus délicat, il se saisit plus difficilement et ne laisse s’y frotter qu’une catégorie d’initiés. Les vacances estivales présentent les mêmes règles valorisant une prise de position personnelle active et éthique sur l’environnement alentour.

Les tendances classiques se diversifient et se multiplient


De nombreux bâtiments ou monuments sont convertis en hôtels de luxe et autres espaces haut de gamme. Même les clubs de vacances s’évertuent à diversifier leurs offres notamment en proposant de plus en plus de services premium au sein d’un cadre privilégié. Le caractère haut de gamme fait vendre et attire une clientèle hétéroclite.

En revanche, si les prestations de haut standing séduisent, elles doivent convenir à de nouvelles règles de plus en plus prégnantes comme le respect de l’environnement et le bien-être par le rapprochement avec la nature.


Une communion avec la nature et un retour à l’essentiel


Derrière le caractère haut de gamme, se décèlent de nouvelles tendances et avant tout la quête d’authenticité. Les vacanciers cherchent des espaces de détente insolites et vivre des expériences hors du commun. Ils prennent soin d’eux mais également de l’environnement. Manger sainement est valorisé, les menus en tiennent compte.

Le luxe demeure dans la capacité à s’isoler et à revenir à l’essence de l’Homme. Les vacances doivent créer un pouvoir d’introspection. L’Homme n’est pas l’élément moteur de la vie mais il devient une pièce dans le jeu des paysages et de leur immensité.


Naissance d’un sentiment régional valorisant le local


Face à la mondialisation, la tendance inverse s’érige : la valorisation du local. Comme l’explique Elisabeth Currid-Halkett, les personnes en quête de biens ou prestations de luxe mettent en avant la localité dans leur consommation. Ils sont en quête de biens typiquement régionaux. Il n’est pas rare de découvrir une panoplie d’échantillons et autres produits dédiés au bien-être dans les hôtels de luxe. Par exemple, en Provence, on valorise les savons de la région et autres senteurs.


Une quête historique et patrimoniale


Motivées par l’envie de se détendre, les vacances se transforment en voyage historique. Séjourner dans un manoir ou une bâtisse atypique ayant hébergé un personnage illustre d’une époque révolue marque le summum des vacances chic et élégantes. C’est le moment de revivre l’histoire, de marcher sur les traces d’une célébrité. Ce sont des instants qui ont du sens, qui éveillent l’intellect et se recentrent sur des valeurs patrimoniales.


Le goût pour le luxe n’a pas changé, c’est en sa forme qu’il faut s’intéresser et se questionner. Les métamorphoses que vivent les vacances en sont un attrait.